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Répartition de la population vivant en Côte d'Ivoire
Composition
culturelle en Côte d’Ivoire |
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Composition ethnique
- Akan
- Peuples voltaïques et Gur
- Mandé du Nord
- Krous
- Mandé du Sud
- Autres |
31,1 %
13 %
12,2 %
9,4 %
7,4 %
26,9 % |
Religions
- Islam
- Croyances africaines
- Christianisme |
35-40 %
25-40 %
20-30 % |
Composition linguistique
- Français (officiel)
- 60 ethnies locales |
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Sources: The World Factbook, CIA ; La Côte
d'Ivoire en chiffres, Ministère ivoirien
de l'Économie et des Finances |
La population ivoirienne, comme dans la quasi-totalité des pays en développement, connaît une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, elle est chiffrée à 6 709 600, 10 815 694 puis 15 366 672 habitants. Elle est estimée à 19 800 000 habitants en 2005[28]. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l’immigration continue de populations étrangères. Le recensement général effectué en 1998 révèle en effet un taux d’étrangers de 26%, soit plus du quart de la population totale[28]. Ces immigrés, en quête de mieux-être, sont attirés par le développement économique rapide et la stabilité sociale et politique que connaissait le pays avant le début des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Malgré la crise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2008 de nombreux étrangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinabés, de loin les plus nombreux (environ 2 millions), des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais, des Libériens, des Ghanéens. À ceux-ci s’ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens. Le pourcentage d'étrangers naturalisés est de 0,6%.
La population ivoirienne est en outre multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d'ethnies, constituent les nationaux d'origine[28] et sont localisés dans les régions suivantes :
- au nord, le groupe voltaïque (Gur) ou sénoufo, 13 % de la population ;
- au nord-ouest, le groupe mandé du Nord ou malinké, 12,2 % de la population ;
- à l’ouest, le groupe mandé du Sud, 7,4 % ;
- au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krou, 9,4 % de la population ;
- au centre et à l'est, le groupe akan, 31,1 % de la population.
Composée d'une forte proportion de jeunes (en 1998 les jeunes de moins de 15 ans représentaient 43% de la population totale, contre 4% pour les personnes âgées), la population ivoirienne est inégalement répartie sur le territoire national. Les variations s'observent d'une région à l'autre, mais également entre zones rurales et zones urbaines[29]. Au détriment de la zone du nord, le sud, l’ouest et l’est sont en effet, en plus des étrangers, fortement peuplés d’allogènes dont le déplacement est dicté par la recherche de terres arables ou propices au développement des cultures de rente comme le café et le cacao. Le taux de peuplement est également élevé dans les zones urbanisées, compte tenu de l’exode des populations rurales constituées en majorité de jeunes en quête d’emploi. La crise déclenchée en septembre 2002 a pour sa part accéléré le clivage entre les zones nord et sud. Sur l'ensemble du territoire en 1998, la densité moyenne est de 48 habitants au km². En zone sud, zone forestière, elle varie de 53,3 (région du Bas-Sassandra) à 272,7 habitants (région des Lagunes) au km². 57% de la population vit en milieu rural, les zones urbaines en abritent quant à elles 43 %. Le taux de croissance de la population urbaine est évalué à 4,2% entre 1988 et 1998[29]. Sont considérées comme villes les localités semi-urbaines de 3 000 habitants au moins, agglomérées, dotées d'une fonction politique et administrative et au sein desquelles la population active non agricole est supérieure ou égale à 50 %. Sur cette base, 129 villes sont dénombrées par le dernier recensement général de la population (1998). Abidjan reste le principal centre urbain et économique du pays, avec 2 877 948 habitants en 1998. Yamoussoukro (155 803 habitants), Bouaké (464 618 habitants), Daloa (173 103 habitants), Korhogo (142 039 habitants), Gagnoa (107 124 habitants), Man (116 657 habitants) et San-Pédro (131 800 habitants), sont également de grandes villes[28] , [29].
Par ailleurs, le pays abrite environ 26 400 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 24 200 provenant du Libéria et ayant fui la guerre civile qui y a sévi entre 1989 et 2004
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